En cette fin de mars je me rends au Domaine de Maizerets dans le but d’observer le début de la migration aviaire mais elle est bien lente cette année. Le début de ma promenade m’offre un moment fort avec un beau cardinal rouge bien en voix installé à la cime d’un arbre. Par la suite c’est le calme plat à part l’observation de mon premier carouge à épaulettes. Comme j’adore le défi photographique des oiseaux noirs, je sens que le plaisir arrivera bientôt. Après une longue balade, je me concentre sur la rivière et m’amuse avec les envolées de canard colvert, une pratique pour les oies des neiges…. Pour terminer ma journée, une jolie petite sarcelle d’hiver vient « enneigir » sur l’étang gelé juste devant moi. J’en ai bien sûr profité pour lui tirer le portrait. Une journée calme qui rapporte quand même quelques beaux clichés. Ma journée est comblée!
Par un beau samedi ensoleillé, je pars à la chasse (photographique) au dindon sauvage. J’en rencontre quelques-uns en début de parcourt mais trop farouche ils quittent en voyant l’automobile. Impossible d’en observer d’autre mais une belle surprise fait mon bonheur. Une alouette hausse-col vient se présenter devant mon objectif. Le temps de quelques clichés, et elle est repartit. Je change donc de secteur pour continuer avec les alouettes mais une fois sur place, rien de rien… Tout est désert. Après un certain temps je comprends ce qui se passe car un épervier brun passe dans la zone. Je décide d’attendre un peu pour le retour des alouettes mais aucune chance, les petits ont trop peur. Au moment de quitter, je remarque une tache foncée dans un arbre devant moi. C’est l’épervier brun qui s’est installé en attente. Je tente une approche pour de meilleurs photos et je réussi car l’oiseau est en mode chasse et ne donne pas trop d’importance à ma présence. Je le mitraille à mon goût et n’oublie pas de le remercier avant de me retirer. Ma journée est complète!
À la mi-mars, je me suis rendu au Domaine de Maizerets. Sachant que c’était plutôt tranquille, j’ai ressortis mon second boitier monté avec le super objectif fish-eye de Lensbaby, un sympathique joujou. J’ai donc croisé sittelle, corneille, roselin, junco, mésange, canard et écureuil ainsi que j’ai saisi quelques paysages dans un monde arrondi. Une fois rendu à la maison et regarder les photos, je me suis rendu compte que ce ne fut pas tranquille du tout. On est souvent bien gâté par les raretés mais on oublie trop souvent la faune locale qui colore allègrement nos sorties.
Dernier jour photo de ce voyage en Gaspésie 2016 car demain ce sera le retour à la maison. Je garde la bonne habitude de me lever très tôt pour assister à la levée du jour et encore une fois il ne sera pas piqué des vers car le feu semble pris en mer et illumine les nuages. Le puissant soleil se met en place et je me dirige dans le parc Forillon. La lumière rasante est incroyable et illumine un petit bûché d’où sort graduellement trois élans d’Amérique. C’est le top du voyage car partout c’est sombre sauf dans ce bûché ou les trois bêtes sont éclairés par cette sublime lumière d’or. Les orignaux se laissent photographier quelques minutes avant de reprendre le bois mais en même temps, j’entends du bruit de l’autre côté du chemin et c’est quatre autres élans qui sortent du canal pour se placer sur le bord du chemin. C’est tout à fait incroyable, sept orignaux en même temps dans le champ de vision, tout un cadeau de départ. Pour terminer cet avant-midi nous avons fait un peu de pêche à quai pour nous remettre de nos émotions. Pour l’après-midi, je me suis concentré dans le secteur entre Cap-des-rosiers et l’Anse-au-griffon pour les paysages en plus de croiser un phoque commun et des fous de Bassan dont j’ai fait un montage photo des étapes de leurs plongeons de pêche.
Voilà qui met fin à ce sublime voyage qui m’a fait vivre beaucoup de sensations grâce à toute cette splendeur et beauté que la Gaspésie peu offrir. Si vous passez par Cap-des-rosiers, faite un arrêt aux motels du phare pour saluer M. Alain Côté. C’est lui qui m’accueil depuis plusieurs années. Il est un hôte formidable et pourra vous offrir plusieurs types d’hébergements et vous pourrez vous aussi vivre des moments incroyables dans ce bout de pays.
Depuis plusieurs années je me rends à Cap des Rosiers par la côte ouest de le péninsule gaspésienne tout en longeant le fleuve et l’estuaire du St-Laurent. La section entre Mont St-Pierre et Cloridorme est spectaculaire ou les anses et les monts alternent pour offrir des paysages à couper le souffle. Comme le voyage est long pour m’y rendre, je n’ai pas le temps de faire de la photo mais pour le cinquième jour de mon voyage je décide de refaire ce bout de chemin à la recherche des beautés offertes. Partis de Cap-des-rosiers j’ai descendu la côte ouest jusqu’à Mont St-Pierre. Par la suite je suis revenu à l’Anse Pleureuse pour prendre la traverse qui se rend à Gaspé via la fameuse ville minière de Murdochville que je pensais à l’abandon mais même si les activités minières ont cessé, il reste encore une bonne population que l’énergie éolienne garde en place. Plus de 350km de paysages incroyables entre la mer, la terre et la forêt ou j’ai rencontré des ours et des cerfs fuyant malheureusement lors de mon passage et j’ai même vu des sommets enneigés dans les Chic choc. J’ai terminé la journée en photographiant les oiseaux marins derrière le phare se Cap-des-rosiers au soleil couchant. Le seul bémol à ce voyage est que je n’avais pas bien calculer la présence du soleil et j’ai eu presque toujours droit à des contre-jours qui ne m’a pas rendu la tâche facile pour la photo. Comme je devrais y retourner l’été prochain, je vais refaire cette route mais en fin de journée et début de soirée cette fois-ci pour avoir le maximum de belle lumière. Voici la galerie photo qui en ai ressorti et les photos sont placés dans l’ordre chronologique du voyage. Vous y trouverez quelques panoramas conçus par l’assemblage de 5 à 6 photos. Bonne visite!