Le blog de Renato

Un duo inespéré

Comment ne pas aller dans le parc linéaire de la rivière Beauport avec les résultats obtenus dernièrement. Après avoir enfilé l’équipement, j’ai l’habitude de parcourir les tales de Tanaisies vulgaires et j’y trouve souvent de belles choses. Cette fois ci ce fut grisant. Au premier bouquet j’observe un mouvement mais la chose est trop petite pour être identifié à la vue. Je m’installe sur trépied, je fais la mise au point et je découvre Hentzia Palmarum. Mignonne araignée sauteuse de taille miniature qui est une première observation pour moi. Pour vous faire une idée de la petitesse de la bête, un bouton de Tanaisie, plante ou est installée l’araignée ne mesure pas plus de 1 cm. Je pousse mon matériel photographique au bout de ses limites et je suis toujours impressionné du rendu obtenu car ce type de sujet est quand même de la photographie extrême. Il est possible d’obtenir de meilleures macros mais seulement en studio avec des insectes engourdis. Sur le terrain c’est tout autre car il y a toujours la présence du vent plus ou moins modéré et les conditions de lumière changeante. Je suis déjà excité par cette première prise mais ce n’est que le début car moins d’un mètre plus loin je découvre une autre araignée sauteuse mais cette fois ci avec son casse-croûte. Quel début! Mais la suite sera tout aussi excitante car j’ai eu le bonheur de croisé deux de mes préférés. Un petit taureau bien docile et une belle punaise de la famille des pentatomidae. Ouf, je flottais avec ces prises mais le summum arriva quelques minutes plus tard. Ces deux bêtes se sont placées tout près l’une de l’autre ce qui m’a donné la possibilité d’en faire un cliché. La macro bonheur de l’année !!! Remis de mes émotions j’ai continué ma route en croisant quelques autres sujets dont un Saxonus. Autre première observation pour moi. Le clou de la journée à été l’observation d’une belle tipule à triangles. J’ai eu tout le loisir de la photographier de tout bord tout côté comme vous pourrez le constater. Après la séance, je l’ai remercié et j’ai quitté. Il était temps de retourner à la maison.

La diversité

Quelle belle journée diversifiée et intéressante. J’ai remarqué quelque chose d’incroyable aujourd’hui. Je photographie des sujets non observés mais que je découvre à la maison. C’est surement dû à la possibilité de faire des clichés de si petits sujets que je ne vois pas à l’œil nu. Rien de nouveau pour débuter cette journée mais bien du plaisir avec une belle araignée sauteuse, punaise et autres insectes que mon objectif a réussi à saisir. Je découvre une belle araignée Enoplognatha ovata un peu camouflée. Je me fais un peu de place et je remarque qu’il y a une proie entre ses pattes. C’est à la maison que je constate quelque chose de stupéfiant. Cette petite araignée a réussi à se payer une chenille de Coliade. Ce fut la même chose lorsque j’ai fait l’exuvie. Une tout petite araignée était en dessous mais je ne l’ai remarqué qu’à la maison. Si je reviens à l’analogie que j’ai fait hier avec la chasse, aujourd’hui ce fut très bon avec le petit gibier mais j’ai quand même trouvé un beau buck. Une belle grosse punaise de la famille des Pentatomidae du sympathique nom de Euschistus servus. Je l’attentais depuis un moment celle là et c’est elle qui a fait ma journée même si par la suite j’ai découvert plusieurs belles bêtes dont deux Charançons verts et aussi un petit taureau. Pour en revenir à l’exuvie, C’est simplement l’enveloppe qu’a eu un insecte avant d’évolué. Un insecte passe par plusieurs stades avant d’arriver à sa dernière étape. Tout comme les chenilles deviennent des papillons, les insectes passent de nymphe à adulte. Elles se libèrent de l’enveloppe nymphale appelée exuvie pour leur dernier développement. Cette dernière étape consiste à la reproduction ce qui mettra fin au cycle de cette dernière. En résumé, cette journée fut très satisfaisante.

La grande bête

Magnifique journée fraîche et ensoleillé mais un peu venteuse. C’est toujours dans le parc linéaire de la rivière Beauport que je vais tenter de trouver quelques belles prises. Ça commence en force avec la découverte de deux nouvelles punaises. De toutes petits bêtes pas faciles à photographier mais j’ai pris tout le temps nécessaire et j’ai réussi. Arrivé dans le champ je trouve enfin car il y a bien longtemps que je l’avais aperçue une magnifique araignée crabe bien cachée entre deux terminaisons de tanaisie vulgaire. Après un peu d’attente et aussi d’incitation, la belle m’a offert une belle parade. Par la suite quelques petits amis ont bien occupé mon appareil photo dont le fameux petit taureau qui m’a donné de bonnes prises. Je me rends dans le boisé des poètes et prend une pause sur le banc habituel qui est toujours à l’ombre pour regarder ce que j’ai en boite car c’est tranquille depuis un bon moment. Là je suis heureux, avec l’araignée c’est comme si j’étais un chasseur et que j’avais un beau buck 7 pointes. Comme le vent est devenu trop fort je décide de me concentrer sur les champignons qui commencent à émerger du sol et des souches tout en ayant à l’oeil les insectes. J’ai trouvé un pleurote à long pied et après avoir fait le cliché je vois une longue bête traverser le sentier et se poser dans un arbuste tout près. Cette belle dame que j’avais rencontrée dernièrement me donne une autre chance de la photographier. Pelecinus polyturator est relativement calme sur sa feuille et j’ai le temps de la photographier de tous les côtés. Cette fois-ci c’est comme si j’avais eu un gros buck orignal. C’est incroyable tout le bonheur et le plaisir que peu rapporter une virée dans ce parc mais sans déranger ou tuer toutes bêtes.

La beauté du rouge

Malgré un ciel menaçant et le sol trempé par la pluie nocturne, je me rends encore dans le parc linéaire de la rivière Beauport pour faire de la macro. Malheur encore une fois les ouvriers sont dans le parc et étendent de la terre chaque côté du sentier au râteau. Ils sont vraiment dans ma tale de jeu cette fois ci. J’ai fait la moitié du champ mais comme je le pensais les bêtes avaient fui à cause des travaux. Je découvre quand même un tout petit Membracidé que j’avais photographié la semaine dernière mais avec de pauvres résultats. Cette fois Acutalis tartarea est un peu plus calme et je réussi mes meilleurs clichés de cette si petite chose. En parlant de petit, comme s’était calme, j’ai tenté ma chance avec de très petites araignées de la famille des Tetragnathidae. Ça ressemble à une petite mousse suspendue dans les airs mais en regardant les photos vous constaterez que c’est loin d’être le cas. Juste avant j’avais découvert une autre nouveauté, Une punaise de la famille des Rhyparochromidae du petit nom de Eremocoris borealis drymini. Encore un « lifer » comme on dit. Dans les conditions j’étais content de la récolte mais j’ai décidé de me rendre dans le boisé des poètes. Une fois le pont traversé je vois rouge. Un Criocère du lis se tient peinard sur une feuille. Le temps de quelques clichés il a quitté pour retourner dans ses quartiers. Quelques mètres plus loin j’aperçois une punaise à croix rouge mais elle aussi me voit et se cache immédiatement sous les feuilles. J’ai passé un bon bout de temps à jouer à cache-cache avec elle pour terminer avec une série intéressante. Tout près il y avait une observatrice. Agelenopsis potteri une araignée de la famille des Agelenidae était bien tapie dans sa toile de forme conique. Encore une fois ce fut un autre jeu de cache-cache car à mon approche elle alla se réfugier au fond de sa toile. Grâce à ma patience « légendaire » et quelques astuces, elle s’est représentée au centre de la toile mouillée par l’eau et j’ai eu le temps de bien la photographier et l’effet de la toile donne un beau rendu. En résumé la journée fut très bonne avec de belles observations dont deux superbes belles bêtes rouges.

Le pélécinide

C’est nuageux avec risque d’orage mais comme je suis confiant, je me rends dans le parc linéaire de la rivière Beauport. Malheur à mon arrivée, les travaux ne sont pas terminés et les employés sont dans la section ou je veux aller. Je débute quand même ma recherche de sujets entomologiques et lorsque j’arrive dans le secteur occupé, je remarque que les ouvriers ont disparu. Eh bien tant mieux car ce sera plus calme. Ma première découverte est une toute petite punaise fraîchement débarquée que je trouve dans des fleurs de Tanaisies vulgaires à la fraîcheur déclinantes. La séance photo se passe difficilement avec le vent mais je réussi quelques bonnes prises. Tout près je découvre une petite cicadelle jaune, une nouveauté pour moi. La ballade se poursuit et je retrouve quelques bêtes plus communes pour la période mais aussi une nymphe de Miridae que je n’avais j’avais vue. Je prends toujours une petite pause au banc de granite mais là cette pause fut salutaire. Je vois arriver un insecte de bonne envergure se poser tout près du rosier sauvage. Je reconnais la bête et comme je sais qu’elle est particulièrement peureuse je m’approche à pas de velours. Impossible d’utiliser le trépied, ce sera donc à la main levée que je tenterais le coup. J’ai finalement réussi quatre bons clichés. Cette bête est un Pélécinide. Insecte qui semble débalancé dû à son long abdomen. Les mâles ont un abdomen plus court car ce long abdomen sert à la femelle pour pondre les oeufs. Elle détecte les larves de Hannetons dans le sol, transperce le sol avec l’extrémité de l’abdomen pour injecter les oeufs dans la larve de hanneton. La larve du Pélécinide se nourrira du Hanneton avant d’éclore. Encore une fois, ce petit parc m’aura donné de bien belles surprises surtout que la journée fut même ensoleillé par moment.