Le blog de Renato

La persévérance devant les embûches.

Ce matin au levé, tout était mouillé et le temps était gris à cause du brouillard et des nuages. J’ouvre les applications météo et rien n’est très encourageant mais je décide quand même de me rendre dans le parc linéaire de la rivière Beauport pour tenter ma chance et trouver des sujets mouillés. Lorsque j’arrive, c’est le drame. Tout un groupe de travailleurs sont à refaire les chemins avec de la machinerie. Le bruit est infernal et l’odeur des gaz d’échappements est terrible. Je monte quand même mon matériel pour me trouver un coin plus tranquille et c’est à ce moment qu’arrive un invité que je ne voulais voir, Éole…… Et oui, les vents ont commencé à fouetter les bosquets de Verges d’or et de Tanaisies vulgaires. Impossible de faire la mise au point sur les sujets. Je décide donc de me diriger dans le boisé des poètes de l’autre côté du pont. Je subis moins les arias de travailleurs et le vent est moins présent et même absent dans certains secteurs. Comme une récompense, je découvre pour débuter une belle punaise à croix rouge qui se laisse photographier de tous les côtés. Par la suite, après quelques autres rencontres je trouve un petit taureau qui pour quelques instants a été bien coopératif. Ma journée était faite comme on dit mais j’observe une autre punaise à croix rouge mais bien différente de la première qui était verte. Celle-ci était brune pâle. Je l’ai mis en boite à plusieurs reprises. C’est presque grisant ces beaux moments à photographier un insecte seul avec lui et avoir tout le temps voulu et ce dans le calme. De l’autre côté du pont je tombe sur une vraie belle bête. Un Criocère du lis se laisse sécher sur une feuille. Le rouge de sa robe tranchait vraiment dans ce bosquet. Après deux heures de chasse, la pluie arriva et j’ai dû mettre fin prématurément à ma sortie. Je me suis rendu à l’auto pour voir le résultat. Suite à cela je peux vous dire que le ciel était couvert de nuages mais moi j’avais du soleil dans le coeur pour la journée.

Le casse-croûte

Journée plutôt difficile. Une fois le brouillard dispersé le soleil réchauffait la végétation mouillée par les averses de la veille ce qui provoqua une humidité terrible mais ce fut de courte durée car le vent se leva et rendais plus supportable cette chaleur. Le mauvais côté de chose est que la végétation était maintenant en mouvement. J’ai débuté la journée avec une micro araignée sauteuse avec une aussi petite prise en bec. Pas facile de faire le foyer sur un aussi petit sujet en mouvement sur une plante en mouvement… Plus loin dans le boisé je remarque une petite feuille repliée avec une toile d’araignée sur le dessus. En tentant de photographier cette autre mini araignée je remarque une nymphe de Podisus avec elle aussi son casse-croûte. Le temps de quelques clichés et elle alla déguster son lunch sous la feuille. À quelque pas de là, je repère un autre prédateur avec sa proie. Laphria canis avait une mouche entre les pattes. Le temps d’un cliché, elle quitte et revient quelques instants plus tard avec une autre proie plus colorée. Finalement cette journée difficile fut plutôt productive.

Retour du sphex

C’est toujours dans le parc linéaire de la rivière Beauport que je me rends pour cette calme journée. Le soleil est absent mais le vent lui aussi à pris congé. Je suis accueilli par les jaseurs d’Amérique qui annoncent ma venue sur le site. Une Paruline masquée « chip » sans arrêt pour me tenir éloigné de sa seconde nichée. Le monde aviaire est bien éveillé mais c’est tout le contraire pour le monde entomologique. Les petites bêtes sont peu présentes même lorsque je scrute les bosquets de tanaisie vulgaire si odorantes. Je trouve tout de même quelques bons sujets photographiques mais c’est en fin de parcourt que j’ai frappé le gros lot. Pour débuter je croise une belle punaise qui est suivi par une autre de la famille des Miridae. Ma journée était faite lorsque j’ai aperçu un grand Sphex noir butinant sur de la verge d’or à feuilles étroites. J’ai eu le temps de me faire une belle série de cet insecte géant pour mon plus grand plaisir.

V’là les bûcherons

Une autre journée qui débute sans vent dans le parc linéaire de la rivière Beauport mais je me rends compte qu’il y aura quelque chose de plus déplaisant que le vent. Des bûcherons qui coupent et rende en copeaux les arbres sélectionnés. Cela fait un boucan d’enfer en plus de l’odeur d’échappement de la machinerie. Je fais quand même une bonne partie du champ. Les désagréments me font rebrousser chemin mais pas avant d’avoir croisé un petit taureau bien calme. Cette petite bête habituellement bien nerveuse m’a offert quelques instants pour devenir la vedette du jour. J’ai finalement quitté pour me rendre dans le secteur Chabanel mais ce fut passablement calme. La récolte finale fut tout de même satisfaisante.

Une journée de merde

La journée est chaude, humide et sans vent ce qui devait être parfait pour la prise de vue macro. Je ne sais pas si c’est à cause de la prédation mais les petites bêtes se font rares. À force de chercher j’ai finalement capté quelques bons sujets. En fin de parcourt j’observe une belle punaise embusquée bien installée. Je dois déployer mon trépied car elle est à environ un mètre de hauteur. Je conserve le regard sur la bête et étire les pattes une à une mais à la dernière je sens qu’il y a quelque chose. Je dépose le trépied en position et en voulant installer le Kodak je constate le drame…. J’ai les mains tout graissées de merde de chien ainsi que les sections du trépied que j’ai manipulées et le bout de la patte qui avait rencontré au paravent le tas lors de la prise de vue précédente sans m’en rendre compte. J’avais l’air fin avec deux papiers mouchoirs et une bouteille d’eau. Ne me demandez pas si j’aime les chiens……