Une nuit fraîche, un soleil anémique et un petit vent rendent l’observation des petites bêtes plutôt difficile. Pour faire changement aux habitudes des derniers temps je débute la journée avec mouches, sauterelle et papillon. C’est beaucoup plus loin et avec un peu de soleil que je trouve finalement Araignées sauteuses et Punaises. Une fois le matériel bien réchauffé je me dirige en forêt et je cartonne à mon goût en découvrant Pelecinus polyturator bien campée sur une feuille. Je l’ai aperçu au dernier instant et ce fût une belle chance car je m’apprêtais à la bousculer accidentellement. Cette grosse bête au corps très allongé était bien calme devant mes coups de flashs. J’ai quitté la scène en la remerciant et j’ai poursuivi ma route envahis d’une grande joie. Le reste de la ballade a été tout aussi productive avec libellules, chenille et autres petits insectes. Cette journée débuta lentement mais se termina sur les chapeaux de roues.
Depuis un bout de temps c’était la folie avec ces chaudes températures estivales et surtout le monde entomologique qui est toujours en effervescence. Ce matin après une nuit passablement froide, la nature semble s’être figée pour un retour aux normales qu’août procure. Malgré la fraîche le temps est lourd à cause de l’absence de vent. Les punaises sont un peu partout mais cachées dans les bouquets de Tanaisies vulgaires et difficiles à faire sortir. Il y a plusieurs araignées sauteuses mais elles aussi sont plutôt inactives. Je trouve quand même quelques bons sujets à me mettre sous la dent dans le champ mais c’est plutôt dans le secteur boisé que je trouve le gros gibier. Tout débute avec une belle grosse araignée de la catégorie diamantaire. Je m’installe pour une prise mais une fois le cliché fait elle se déplace sur sa toile et revient avec un beau casse-croûte. Les photos suivantes montrent comment elle transforme un insecte en boulette. Ma journée semblait être faite et c’est à ce moment que j’ai découvert cette belle libellule rouge qui a bien voulu obtempérer à la prise de vue. Pour terminer je ne croise pas une mais deux Opilones. Ces fausses araignées qui leurs ressemblent mais qui n’en sont pas fermera les livres pour cette journée qui fût passablement productive.
C’était la guerre des prévisions météo ce matin. Il va y avoir de la pluie ce matin mais un l’annonce pour 8:00, l’autre pour 11:00 et le dernier pour 14:00. Je ne prends pas de chance et me rends dans le parc linéaire de la rivière Beauport pour profiter du bout sans pluie. Le climat est lourd et calme à mon arrivée et je constate que c’est toujours l’abondance chez mes sujets favoris et j’ai même droit à quelques percées de soleil en prime. À la fin du champ juste avant de me rendre en forêt je trouve une belle Eris flava dans une position idéale. Je m’installe et elle se cache comme d’habitude mais après un peu d’attente elle ressort et revient sur la même tige de tanaisie vulgaire magnifiquement placée. Je prends quelques photos mais celle-ci semble aimer la chose car elle joue au modèle pour mon objectif car entre chaque cliché elle tourne d’un côté ou de l’autre, lève la tête et même les pattes. Je n’en revenais pas de ce que je venais de cueillir. Ma série de l’année pour cette petite flava. Une fois remis de mes émotions j’ai continué dans le boisé des poètes pour y découvrir quelques lifers ainsi que d’autres araignées mais pas sauteuses cette fois. À 11:15 la pluie débute et c’est les météorologues de Météomédia qui ont gagné. Je quitte avec une carte mémoire bien remplie de photos vraiment à mon goût.
Nous sommes fin août mais nous avons des températures de mi-juillet. Cette chaleur est agréable sur une plage mais dans un champ en végétation c’est moins supportable. C’est pour cela que je débute toujours par le champ tôt le matin et lorsque la chaleur devient moins supportable je me rends en forêt. Le secteur est toujours aussi productif et j’ai même eu le plaisir d’avoir une rencontre avec une belle libellule. Aeshna interrupta vient se poser tout près de moi. Je tente une lente approche et elle ne bronche pas. J’ai passé un bon moment avec elle ce qui m’a donné plusieurs bons clichés dont des gros plans de sa tête. Finalement je me suis retiré lentement et elle a continué de se reposer dans la végétation. C’est le genre de situation que j’aime beaucoup en macro. Je découvre un sujet, je patiente et après quelques temps il oublie presque ma présence et je peux donc l’observer mais surtout le photographier à ma guise. Les araignées sauteuses ont aussi leurs petites habitudes. Lorsqu’elles savent que je les aie repérées elles se cachent sous la plante ce qui me laisse juste le temps de placer mon matériel et lorsqu’elles reviennent car elles sont très curieuses, je peux les photographier un bon bout de temps. En forêt ce fut tout aussi bon avec une très belle variété d’araignées et de coléoptères ainsi que des chenilles. L’une d’elle m’a donné beaucoup de misère lors de l’identification. Impossible de la trouver dans toute ma documentation de chenilles de papillons mais j’ai finalement compris que ce n’était pas un futur papillon mais plutôt une larve de tenthrède. Pas facile l’identification de ces bêtes…
L’abondance se poursuit dans le parc linéaire de la rivière Beauport et avec plus de diversités. Trois « lifers » c’est mémorable et passionnant pour cette période de l’année. Malheureusement il y aura une fin abrupte mais d’ici là j’en profite au plus haut point. Ça commence fort dans le champ ce matin-là avec des nouveautés qui illuminent la journée. Par la suite c’est une alternance d’araignées sauteuses et punaises qui activent mon équipement. Je ne sais pas si c’est la température mais je réussi ma meilleure série d’Eris avec de superbes détails. Je me suis même permis une série à la main levée d’une Eris militaris qui se déplace sur une tige de Verge d’or avec un très gros casse-croûte. Je suis vraiment très heureux de cette dernière série car l’araignée était vraiment petite et en mouvement. Comme la tige de la Verge d’or n’a pas un gros diamètre, il est facile de constater la petitesse de la bête sur les photos. La partie boisée fut tout aussi généreuse mais c’est près du nid de Guêpes jaunes que j’ai fait le plein de sujets hyperactifs. Encore une fois dur pour les nerfs mais le résultat est bluffant.