Le blog de Renato

La beauté du rouge

Malgré un ciel menaçant et le sol trempé par la pluie nocturne, je me rends encore dans le parc linéaire de la rivière Beauport pour faire de la macro. Malheur encore une fois les ouvriers sont dans le parc et étendent de la terre chaque côté du sentier au râteau. Ils sont vraiment dans ma tale de jeu cette fois ci. J’ai fait la moitié du champ mais comme je le pensais les bêtes avaient fui à cause des travaux. Je découvre quand même un tout petit Membracidé que j’avais photographié la semaine dernière mais avec de pauvres résultats. Cette fois Acutalis tartarea est un peu plus calme et je réussi mes meilleurs clichés de cette si petite chose. En parlant de petit, comme s’était calme, j’ai tenté ma chance avec de très petites araignées de la famille des Tetragnathidae. Ça ressemble à une petite mousse suspendue dans les airs mais en regardant les photos vous constaterez que c’est loin d’être le cas. Juste avant j’avais découvert une autre nouveauté, Une punaise de la famille des Rhyparochromidae du petit nom de Eremocoris borealis drymini. Encore un « lifer » comme on dit. Dans les conditions j’étais content de la récolte mais j’ai décidé de me rendre dans le boisé des poètes. Une fois le pont traversé je vois rouge. Un Criocère du lis se tient peinard sur une feuille. Le temps de quelques clichés il a quitté pour retourner dans ses quartiers. Quelques mètres plus loin j’aperçois une punaise à croix rouge mais elle aussi me voit et se cache immédiatement sous les feuilles. J’ai passé un bon bout de temps à jouer à cache-cache avec elle pour terminer avec une série intéressante. Tout près il y avait une observatrice. Agelenopsis potteri une araignée de la famille des Agelenidae était bien tapie dans sa toile de forme conique. Encore une fois ce fut un autre jeu de cache-cache car à mon approche elle alla se réfugier au fond de sa toile. Grâce à ma patience « légendaire » et quelques astuces, elle s’est représentée au centre de la toile mouillée par l’eau et j’ai eu le temps de bien la photographier et l’effet de la toile donne un beau rendu. En résumé la journée fut très bonne avec de belles observations dont deux superbes belles bêtes rouges.

Le pélécinide

C’est nuageux avec risque d’orage mais comme je suis confiant, je me rends dans le parc linéaire de la rivière Beauport. Malheur à mon arrivée, les travaux ne sont pas terminés et les employés sont dans la section ou je veux aller. Je débute quand même ma recherche de sujets entomologiques et lorsque j’arrive dans le secteur occupé, je remarque que les ouvriers ont disparu. Eh bien tant mieux car ce sera plus calme. Ma première découverte est une toute petite punaise fraîchement débarquée que je trouve dans des fleurs de Tanaisies vulgaires à la fraîcheur déclinantes. La séance photo se passe difficilement avec le vent mais je réussi quelques bonnes prises. Tout près je découvre une petite cicadelle jaune, une nouveauté pour moi. La ballade se poursuit et je retrouve quelques bêtes plus communes pour la période mais aussi une nymphe de Miridae que je n’avais j’avais vue. Je prends toujours une petite pause au banc de granite mais là cette pause fut salutaire. Je vois arriver un insecte de bonne envergure se poser tout près du rosier sauvage. Je reconnais la bête et comme je sais qu’elle est particulièrement peureuse je m’approche à pas de velours. Impossible d’utiliser le trépied, ce sera donc à la main levée que je tenterais le coup. J’ai finalement réussi quatre bons clichés. Cette bête est un Pélécinide. Insecte qui semble débalancé dû à son long abdomen. Les mâles ont un abdomen plus court car ce long abdomen sert à la femelle pour pondre les oeufs. Elle détecte les larves de Hannetons dans le sol, transperce le sol avec l’extrémité de l’abdomen pour injecter les oeufs dans la larve de hanneton. La larve du Pélécinide se nourrira du Hanneton avant d’éclore. Encore une fois, ce petit parc m’aura donné de bien belles surprises surtout que la journée fut même ensoleillé par moment.

La persévérance devant les embûches.

Ce matin au levé, tout était mouillé et le temps était gris à cause du brouillard et des nuages. J’ouvre les applications météo et rien n’est très encourageant mais je décide quand même de me rendre dans le parc linéaire de la rivière Beauport pour tenter ma chance et trouver des sujets mouillés. Lorsque j’arrive, c’est le drame. Tout un groupe de travailleurs sont à refaire les chemins avec de la machinerie. Le bruit est infernal et l’odeur des gaz d’échappements est terrible. Je monte quand même mon matériel pour me trouver un coin plus tranquille et c’est à ce moment qu’arrive un invité que je ne voulais voir, Éole…… Et oui, les vents ont commencé à fouetter les bosquets de Verges d’or et de Tanaisies vulgaires. Impossible de faire la mise au point sur les sujets. Je décide donc de me diriger dans le boisé des poètes de l’autre côté du pont. Je subis moins les arias de travailleurs et le vent est moins présent et même absent dans certains secteurs. Comme une récompense, je découvre pour débuter une belle punaise à croix rouge qui se laisse photographier de tous les côtés. Par la suite, après quelques autres rencontres je trouve un petit taureau qui pour quelques instants a été bien coopératif. Ma journée était faite comme on dit mais j’observe une autre punaise à croix rouge mais bien différente de la première qui était verte. Celle-ci était brune pâle. Je l’ai mis en boite à plusieurs reprises. C’est presque grisant ces beaux moments à photographier un insecte seul avec lui et avoir tout le temps voulu et ce dans le calme. De l’autre côté du pont je tombe sur une vraie belle bête. Un Criocère du lis se laisse sécher sur une feuille. Le rouge de sa robe tranchait vraiment dans ce bosquet. Après deux heures de chasse, la pluie arriva et j’ai dû mettre fin prématurément à ma sortie. Je me suis rendu à l’auto pour voir le résultat. Suite à cela je peux vous dire que le ciel était couvert de nuages mais moi j’avais du soleil dans le coeur pour la journée.

Le casse-croûte

Journée plutôt difficile. Une fois le brouillard dispersé le soleil réchauffait la végétation mouillée par les averses de la veille ce qui provoqua une humidité terrible mais ce fut de courte durée car le vent se leva et rendais plus supportable cette chaleur. Le mauvais côté de chose est que la végétation était maintenant en mouvement. J’ai débuté la journée avec une micro araignée sauteuse avec une aussi petite prise en bec. Pas facile de faire le foyer sur un aussi petit sujet en mouvement sur une plante en mouvement… Plus loin dans le boisé je remarque une petite feuille repliée avec une toile d’araignée sur le dessus. En tentant de photographier cette autre mini araignée je remarque une nymphe de Podisus avec elle aussi son casse-croûte. Le temps de quelques clichés et elle alla déguster son lunch sous la feuille. À quelque pas de là, je repère un autre prédateur avec sa proie. Laphria canis avait une mouche entre les pattes. Le temps d’un cliché, elle quitte et revient quelques instants plus tard avec une autre proie plus colorée. Finalement cette journée difficile fut plutôt productive.

V’là les bûcherons

Une autre journée qui débute sans vent dans le parc linéaire de la rivière Beauport mais je me rends compte qu’il y aura quelque chose de plus déplaisant que le vent. Des bûcherons qui coupent et rende en copeaux les arbres sélectionnés. Cela fait un boucan d’enfer en plus de l’odeur d’échappement de la machinerie. Je fais quand même une bonne partie du champ. Les désagréments me font rebrousser chemin mais pas avant d’avoir croisé un petit taureau bien calme. Cette petite bête habituellement bien nerveuse m’a offert quelques instants pour devenir la vedette du jour. J’ai finalement quitté pour me rendre dans le secteur Chabanel mais ce fut passablement calme. La récolte finale fut tout de même satisfaisante.