Ça jase un peu

Il devait faire beau cette journée là mais à la levée c’est totalement couvert. C’est avec tristesse que je me résous à faire du magasinage nécessaire. À la sortie du magasin le ciel bleu commence à s’installer et ce n’est pas long que je retourne à la maison pour enfiler le kit photo et me rendre au domaine de Maizerets. Les dernières semaines ont été fortes en observation sur ce site mais à mon arrivée je remarque rapidement la baisse de l’occupation aviaire. Dans le secteur des arbres fruitiers, trois Jaseurs boréaux se gavent de bons fruits mais le spectacle est de courte durée car ils quittent rapidement. Direction pinède à pins gris ou est bien installer une Petite nyctale presque au sommet du pin et partiellement cachée par les branches. Je réussi encore quelques clichés mais passablement acceptables. Je décide par la suite de m’amuser dans le marais avec un bruant à gorge blanche, des mésanges et des écureuils gris de la taille d’un ours…. De retour du côté de l’arboretum, je retrouve les trois jaseurs à proximité d’un bosquet de genévrier. De temps à autre ils descendent au sol dans le bosquet pour déguster les petits fruits bleutés. Heureusement les fruits sont beaucoup plus disponibles sur le contour ou ils se découvrent quelques instants. Juste le temps de tenir l’obturateur bien occupé. Finalement ce fut une courte sortie bien agréable.

Macro d’hiver

Ho que c’était froid en cet avant-midi de novembre. -17°c et je ne parle pas des bons vents qui fouettent mon visage et me font regretter mon col protecteur laisser à la maison. C’est très calme dans le parc linéaire de la rivière Beauport mais il y a toujours les sympathiques mésanges qui animent les lieux. J’ai décidé d’y aller en mode hybride photographique avec le télé pour les oiseaux et la macro dans le sac à dos pour des trouvailles. J’aurais dû inverser mon choix d’objectif car ce fut plus souvent la macro qui fut sollicitée. J’ai observé plusieurs champignons pour mon plaisir mais le clou de la journée fut la surprenante découverte d’une Coccinelle asiatique. C’est bien la dernière chose que je pensais trouver en cette journée. Trois beaux Jaseurs boréaux sont passé mais ils sont restés toujours à l’abri des petites branches. Les résultats photographiques furent moindres mais pas le plaisir de passer cette belle journée dans ce parc que j’aime tant.

De bug à plume

Le monde des insectes est vraiment incroyable. À chaque jour je trouve des nouveautés à vie même après tous ces années de pratique. Si je voulais avoir des ”lifer” à tous les jours avec les oiseaux, j’aurais surement parcouru une bonne partie de l’Amérique du nord mais avec les insectes, j’ai presque tout fait dans quelques kilomètres de mon lieu de résidence. C’est très écologique en tous les cas…. Cette fois-ci ce fut différent. J’ai débuté la journée dans le parc linéaire de la rivière Beauport pour retrouver mes petits copains et en fin de journée j’ai reçu l’invitation d’un bon ami d’aller observer des magnifiques Pygargues à têtes blanches. Ils sont restés à bonne distance mais j’ai quand même réussi quelques clichés de ces jolies bêtes en action. L’une de mes photos favorites de la journée est une mouche verte bien installé dans la rosée matinale et j’en ai fait un fond d’écran qui est disponible ici:

https://1drv.ms/u/s!AvYgPeXw2-POh7x4M8xa30RBRXL23Q

 

Cap en famille

Toute notre famille était réunie à St-Ferréol les neiges pour le grand week-end des patriotes. Nous nous sommes rendus au cap Tourmente pour une ballade de groupe. J’avais bien sûr mon matériel photo avec moi mais malheureusement avec le froid, le soleil est devenu bien timide. Nous avons débuté par le secteur de la grande ferme ou nous avons croisé quelques parulines, un porc-épic et une hermine hyperactive. En nous rendant sur le site du parc nous avons croisé un petit troupeau d’oies des neiges. Sur le site nous nous somme concentrés sur le sentier du bois sent bon pour sa facilité et la possibilité d’observer des oies. Après un pique-nique frigorifiant nous sommes partis du site. Peu de temps dans le milieu d’un champ j’ai eu droit au clou de la journée. Un Urubu à tête rouge dégustait une oie des neiges victime des chasseurs. Pendant que l’obturateur se réchauffait j’ai observé un autre urubu qui planait en longeant le cap. Après quelques minutes il changea de direction rasant le sol directement sur l’autre urubu pour venir chercher sa pitance. L’arrivée fut spectaculaire et je n’ai rien manqué car j’ai eu droit à toute une rafale. Ouf! Ma journée était faite. C’était le temps de rentrer pour souper et regarder le résultat. Voici une série des sujets rencontrés ainsi que cette rafale qui a tant fait mon bonheur.

 

De retour

He oui je suis de retour mais pas sur le terrain mais plutôt devant l’ordi ou pendant un bon bout de temps je vais travailler mes archives. Voici le récit d’une journée incroyable. C’était le 11 mai. Les parulines commencent tranquillement à débarquer dans la région et je me rends dans le parc linéaire de la rivière Beauport pour vérifier la migration. Je débute par les secteurs sud-ouest et c’est le calme plat. Je reviens à mon point de départ pensant changer de matériel pour passer en macro mais je détecte du mouvement près du nouveau pont. Je m’y rends et découvre quelques roitelets à couronne rubis. Je fais quelques photos et quelques instants plus tard je me rends compte qu’il y a de plus en plus de mouvement et surtout plus coloré. Je découvre sur quelques mètres plusieurs parulines dont la noire et blanc, la tigré, des pins, la bleue, la tigrée, à collier, à gorge noire, à tête cendrée, calotte rousse et bien sûr de la croupion jaune. Voilà pour la première fois de ma vie je suis en plein fallout, un débarquement incroyable. Je continu le sentier vers le nord pour me rendre sur une petite pointe de terre qui s’avance dans la rivière à la jonction d’un petit affluent. Au bout de cette pointe, un gros arbre résiste aux assauts de la rivière et occupe une position angulaire. Je décide de me coucher dos sur l’arbre pour obtenir un superbe champ de vision. Quelques minutes plus tard, lorsque ma présence fut oubliée j’ai eu droit au plus beau moment ornithologique de ma vie. Des paruline, il y en avait partout et débarquaient même sur mes bottes tellement je faisant partit du paysage. A un moment j’avais quatre tigrés à mes pieds et deux bleues presque dans mon visage. Dire que j’étais seul, quel moment de communion avec la nature j’ai eu droit. Une fois le mouvement passé, tout est redevenu calme comme si rien ne c’était passé à part les douleurs musculaires qui trahissent les quelques 700 clichés que j’ai obtenu lord de cette journée mémorable.