Où est le soleil

Comme c’est froid ce matin, le point de congélation est atteint mais un magnifique soleil prévu est déjà très présent. Je me rends dans le parc linéaire de la rivière Beauport. En arrivant je suis accueilli par le vent et la végétation est battue par ce dernier à ma triste constatation. Avec ce beau soleil je me console et prends le départ pour le champ. Je fais quelques mètres et je vois disparaître cette belle lumière. Une grosse masse nuageuse couvre le ciel et ce pour tout l’avant-midi laissant occasionnellement quelques rayons passer. J’ai dû travailler très fort pour trouver des sujets dans ces conditions mais j’ai bien tiré mon épingle du jeu avec une variété intéressante.

Une vraie belle journée

Octobre est un mois de transition. C’est la fin des chaleurs mais le soleil est souvent présent ce qui nous aide pour se rendre en novembre mois de morosité. En arrivant dans le parc linéaire de la rivière Beauport je ressens fortement la fraîcheur des 3°c mais rapidement dans la végétation du champ, le soleil est très puissant et rends ce bas mercure plus confortable. Habituellement les Diptères virevoltent d’un bouquet à l’autre mais là ils sont absents. Les Verges d’ors qui sont occupés par les butineurs sont bien tranquilles ce matin. Les pauvres Bourdons engourdis par le froid nocturne sont stationnés et immobiles sous les branches humectées de rosée. En manque de sujet, je m’amuse à photographier les gouttes de rosée. Un peu plus tard avec l’élévation du soleil la vie reprend chez les insectes. La variété ne sera pas très grande mais j’ai eu bien du plaisir avec des araignées, punaises, Diptères et chenilles que vous trouverez dans la galerie.

La tant recherchée

La pluie a tombé toute la nuit et au petit matin c’est encore le cas mais je me prépare quand même pour aller dans le parc linéaire de la rivière Beauport car le soleil est annoncé pour la journée et ce fut le cas. À mon arrivée, Galarneau force pour tenter d’assécher la végétation qui est fortement imbibée de cette pluie nocturne. L’intérêt à ce moment est de débusquer des insectes avec des gouttes d’eau sur eux ou dans l’environnement mais l’espoir ne fut pas réalisé car tout est désert et c’est seulement en fin de trajet du champ que je découvre mes premiers sujets mais malheureusement les gouttes d’eau sont déjà évaporées pour aller rejoindre les nuages présents. Il y a plus d’un mois dans le boisé des poètes où est le nid de guêpes jaunes, j’avais observé une belle grosse bête au corps allongé à la cime d’une plante mais au moment de finaliser la mise au point elle avait déguerpi pour ma grande déception. Par la suite, à chaque passage je faisais un arrêt en espérant la revoir. Cette fois-ci c’est encore la même chose et je scrute les plantes. En levant les yeux car je débute toujours par les plantes basses, je tombe nez à nez avec cette bête que je commençais à classer comme utopique. Je ne perds pas de temps et je la mets en boite rapidement mais l’instant suivant c’est le drame. Theronia hilaris attaque ma belle dame qui quitte expressément. Je suis un peu aigre-doux car je suis heureux de la photo mais j’aurais vraiment aimé en faire d’autres. L’impossible arriva car la scène inversée se produit pour mon plus grand bonheur. Podoschistus vittifrons attaqua comme la foudre la bête orange et reprit sa place sur la feuille. Theronia hilaris revint pour poursuivre le combat pour la plus grande excitation du photographe. Un fort moment de la saison avec de bien bonnes photos. Quelque temps plus tard les nuages ont décidé de renvoyer les gouttes d’eau et j’ai quitté expressément le site. Le parc se ré-imbibas d’eau mais moi j’étais plein de soleil!

Un concentré de bon

En cette période de l’année la quantité des sujets est souvent pauvre et la diversité est bien aléatoire mais cette journée dans le parc linéaire de la rivière Beauport a été bien surprenante car j’ai croisé une bonne quantité de sujets et j’ai même ajouté trois lifers à ma collection. Ce n’est pas croyable comment ce site peut surprendre. La preuve, à l’extrémité est du champ un gros oiseau passe tout près de moi en criant fortement. Le temps de lever la tête et je vois passer un Grand Pic. Comme je n’avais pas mon matériel oiseaux je n’ai pas tenter de le suivre mais cela a mis une très grande joie dans cette journée. Juste avant j’avais passé un bon moment avec une belle grosse guêpe blanche qui butinait dans une belle talle de verges d’or fraîchement écloses. Après l’observation du pic se fut magique. Xysticus emertoni trônait sur un bouquet de Tanaisie vulgaire en phase final qui lui offrait une cache idéale pour cette araignée crabe de même teinte. La journée fut complétée avec diptères, punaises et criquets. Une très bonne journée pour la saison.

Une bonne d’automne

Je m’étais dit que pour l’automne, mes départs matinaux seraient plus tardifs mais ce matin avec ce soleil radieux je n’ai pas été capable de résister et c’est avant 8:30 que je foule le sol du parc linéaire de la rivière Beauport. Les plantes herbacées sont gorgées d’eau à cause des grandes pluies de la veille ce qui n’est pas très invitant pour les insectes avec ce 8°c. Le champ me donne une fourmi volante, des criquets, une punaise et une mignonne Eris flava, petite araignée sauteuse bien coopérative. C’est dans mon petit sentier secret que je fais la découverte d’une pièce de choix. Zelus luridus, une punaise assassine se prélasse sur une feuille et semble attendre les coups de flash pour sortir de sa torpeur. Le boisé des poètes me donne une très colorée Cicadelle et à mi-parcourt, derrière la bibliothèque je découvre un gros gibier. Alydus eurinus eurinus, une punaise de la famille des Alydidae est calmement installée dans un bouquet de verges d’or en mousse. Malgré le vent, je réussis quelques clichés. J’ai terminé cette randonnée dans le champ ou j’ai eu bien du plaisir avec quelques Diptères.