Provencher

Ma première vague de vacance tire à sa fin et j’attendais une belle journée en semaine pour me rendre au marais Léon Provencher. Il y a bien deux ans que j’avais visité ce marais car il est trop populaire les week-ends mais voilà ma chance pour y aller en semaine. Arrivée à 5:45 sur le site. Je suis seul et c’est incroyable le calme qu’il y a sur ce marais. Mon but était de photographier le petit blongios mais ce fut un échec. Il a sorti 5 minutes et c’est à ce moment que j’avais décidé de faire une courte balade le temps de me dégourdir les jambes… Je n’ai quand même pas perdu mon temps car plusieurs beautés du monde aviaire et aussi des insectes se sont donner en spectacle pour mon bonheur et celui de mon objectif.

 

La saison a débuté.

Pendant les vacances il est plus facile de se lever tôt et c’est ce que j’ai fait pour me rendre dans le parc linéaire de la rivière Beauport. C’est le calme plat. Pas de vent et le temps est lourd. J’avance à pas feutré scrutant tout la verdure à la recherche de petites bêtes accompagné tantôt par la paruline masquée, tantôt par la paruline jaune mais plus souvent par le viréo aux yeux rouges et le bruant chanteur. C’est avec cette belle mélodie sauvage que je trouve plusieurs sujets capables de crée dans l’œil au travers l’objectif un bonheur sublime. C’est ainsi que j’ai trouvé deux espèces de charançon, quatre espèces d’araignée et plusieurs autres insectes dont je vous partage cette sélection.

 

Les chutes dernière journée

Déjà la dernière journée photo de ce magnifique voyage en côte nord car demain matin c’est le départ pour le retour à la maison. Le beau temps ne fut pas des plus présent lors de ce voyage mais j’en ai profité au maximum lorsqu’il était là. Aujourd’hui la journée commence magnifiquement et je décide de me concentrer sur les chutes. Je débute par la rivière Mingan ou je fais quelques prises des chutes. Par la suite nous reprenons la route pour nous rendre à Rivière au tonnerre. Après quelques clichés du village nous prenons le chemin forestier pour nous rendre à la majestueuse chute. Le premier arrêt est plus facile car un promontoire est installé non loin de la route pour observer la dernière cascade avant l’arrivée dans l’estuaire. Pour l’autre chute c’est une autre affaire. Nous avons poursuivi notre route plus au nord pour se rendre à l’entrée du sentier qui en ai tout un. Une longue descente en foret dans un sentier fort accidenté. Nous ne nous attendions pas à ce genre de trail que je pensais beaucoup plus courte car j’avais un bon sac à dos et le gros trépied en main. Une fois rendu nous somme rester bouche bée devant cette beauté hydraulique. Quelle puissance incroyable que j’avais la chance de photographier et je me suis amusé avec des poses standards et longues en plus des panoramas. Nous avons remonté la longue pente le sourire aux lèvres causé par ces images incroyables gravé en mémoire. Au retour nous avons fais un arrêt au barrage de la rivière Magpie. Malheureusement le soleil était reparti mais j’ai aussi fait des poses standards et longues de la chute. Ce voyage fût une grande réussite mais il sera aussi le premier d’une longue série car j’ai vu bien peu de chose de toutes les possibilités que peu offrir ce magnifique territoire.

Minganie 2017 jour 5

Le temps est nuageux mais les vents sont moins véloces que les jours précédents et nous avons finalement un départ pour l’île aux Perroquets. La météo et la marée nous oblige à y rester tout la journée car un départ en mi journée serait très difficile. Nous arrivons sur l’île avec avec un petit groupe. Une heure plus tard le groupe repart pour une visite des autres îles mais nous ont reste tout seul sur l’île avec la gardienne. Nous nous sentons vraiment privilégié par cette situation mais c’est de courte durée car rapidement une masse nuageuse menaçante s’installe au dessus de l’île et rapidement une fine pluie intermittente s’installe pour la journée. La marée étant sur le baissant, tout les oiseaux recherchés sont retournés en mer nous laissant peu de plaisir pour attendre la marée suivante. On en profite pour une visite de l’île est des bâtiments mais rapidement on est transpercé par le froid humide. Heureusement la gardienne entretien un petit feu qui nous procure un peu de chaleur. Au départ de la gardienne en fin de journée, nous restons seul sur l’île et nous somme passablement découragé mais comme la marée monte je garde espoir. Tout à coup un miracle arrive, le ciel se dégage tout d’un coup et le soleil nous réchauffe enfin et au même moment les oiseaux débutent leurs retours aux nids. En peu de temps c’est la frénésie. Macareux et pingouins arrive de partout et sur la grève les oiseaux passent tout près de nos têtes pour se rendre aux nids. Pendant deux bonne heures nous avons vécu un moment incroyable de rêve. Tout seule avec ces centaines d’oiseaux tellement magnifiques c’était inespéré. Au retour, bien assis dans la grosse chaloupe qui nous berçaient aux grée des vagues, je préparait mes rêves de la prochaine nuit et de plusieurs autres.

Minganie 2017 jour 4

Voici une autre journée très venteuse sur la Côte-nord. Notre expédition à l’île aux perroquets est encore annulée. Malgré qu’une bonne couverture nuageuse s’est installée, nous décidons de manger des kilomètres et nous rendre au bout de la route 132 soit à Kegaska. Une longue route parfois accidentée alternant forêt boréale, taïga et tourbière avec plusieurs vues du magnifique golfe du St-Laurent. Un vrai dépaysement. La dernière et plus récente section de route à partir de Natashquan est en terre battue mais très bien entretenu ce qui offre un roulement plus confortable que bien des rues de la région de Québec. Cette toute petite municipalité de mois de 150 habitants est de langue majoritairement anglaise car leur descendance provient des anglophones de l’île Anticosti et c’est la pêche aux crabes qui est la principale activité des habitants. Le temps gris a donné une série photographique plus terne mais reflète bien ce village du bout du monde. Au retour nous avons fait le tour de Natashquan et comme le bleu commençait à percer dans le ciel, les photos sont moins teintées de la tristesse de l’autre série.